Découvrir le patrimoine fougerais

Fougères médiévale...
Située aux portes de la Bretagne, Fougères devient au Moyen-Age une place militaire stratégique. Anglais et Français se disputent la ville jusqu’en 1488, date de la célèbre bataille de Saint-Aubin-du-Cormier. Les premières habitations sont construites au pied du château permettant à la population de trouver refuge rapidement en cas d’attaque. Sur les rives du Nançon, de nombreuses activités naissent comme la tannerie, la draperie et la teinturerie. Plusieurs moulins à eau sont utilisés pour le travail du cuir, du chanvre, du lin et pour la fabrication du papier.

Le château médiéval, Forteresse des Marches de Bretagne

À l’abri des hautes collines et sur une masse rocheuse, entourée de marécages, s’élève au XIe siècle une première motte féodale en bois. Détruite au XIIe siècle, la fortification sera immédiatement reconstruite en pierre sur le site d’origine, pour bénéficier des douves en eau. Ses défenses ont été améliorées pendant 400 ans. Elles font de ce château un véritable livre d’histoire d’architecture militaire.

"FABULEUX CHATEAU DE FOUGERES"

Depuis 2009, un parcours scénographique pour petits et grands est Installé au cœur de l'enceinte médiévale. Il vous offre les clefs de la forteresse médiévale, à travers une déambulation libre dans la basse-cour suivie d’un voyage visuel et sonore dans trois des tours du château. Vous y découvrirez l’histoire riche et tumultueuse de la forteresse fougeraise.
 

Toute la ville avec le même billet ! 

Avec le ticket château, découvrez et visitez gratuitement 2 autres sites remarquables : le musée Emmanuel de la Villéon et le clocher de l’église Saint-Léonard.
Avec le ticket du musée ou du clocher : visitez le château à tarif réduit. ​
 

Informations et renseignements :
www.chateau-fougeres.com

L’église St Sulpice

Première paroisse de Fougères, elle a été reconstruite au XVe après la découverte miraculeuse de Notre Dame des Marais. La variété des chapelles latérales évoque la diversité des donateurs. Ses remarquables vitraux sont signés par les plus grands noms des maîtres verriers du XIXème siècle : Alleaume, Tournel,... Vous pouvez observer aussi cette particularité des vitraux patriotiques nés pendant la première guerre mondiale.


© David Bordes

La place du Marchix

Premier lieu de commerce de cette ville frontalière, on y pratiquait le négoce des bêtes à cornes.

La maison de Savigny, maison du patrimoine

Sa toiture aux tuiles rouges rappelle qu’au Moyen Age les couvertures n’étaient pas toujours en ardoises. Cette maison restaurée dans les années 90 accueille les ateliers du patrimoine.

Le beffroi

Edifié en 1397, à partir des modèles flamands observés lors des échanges commerciaux.

Il confère aux bourgeois un certain pouvoir lié à la maîtrise du temps,  en cachant les cloches de la ville.

Ce beffroi, le plus ancien de Bretagne, rythme depuis plus de 600 ans la vie des Fougerais.

L’hôtel de Ville

Forte de ses libertés communales acquises au XIIIe siècle, la bourgeoisie s’est enrichie d’un prestigieux Hôtel de Ville. Au XVIe siècle, d’importants travaux sont entrepris. Le bâtiment rappelle l’architecture « renaissance » des châteaux de la Loire, notamment la porte sculptée d’un décor géométrique et végétal.

Fougères romantique...

Sur les hauteurs de la ville, comme au cœur d’un livre, l’histoire, réelle et romanesque, a imprimé drames et passions de la Révolution et de la conjuration bretonne…
Du roman de Balzac, Les chouans, au périple amoureux de Victor Hugo et de Juliette Drouet, aux drames familiaux de Chateaubriand, à la vie tumultueuse du Marquis de la Rouërie… l’histoire des hommes de la cité a inspiré les plus grands noms de la littérature romantique…

L’église Saint-Léonard

Deuxième paroisse de Fougères, elle a été construite pour les Bourgeois commerçants de l’intra-muros. Elle possède le plus ancien vitrail de Bretagne daté du XIIe siècle.

De son clocher, la vue panoramique permet d’appréhender 1 000 ans d’histoire. 

Horaires : 

  • du mardi au dimanche de 14h à 19h,
  • fermé les lundis et pendant les offices religieux.

Entrée : 2 € ou gratuit sur présentation d'un billet château ou Musée Villéon


© David Bordes

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Avec le ticket du musée ou du clocher : visitez le château à tarif réduit. ​
 

La rue Nationale

Anciennement appelée le Bourg-Neuf, elle était l’axe commerçant de la ville. A l’origine, des maisons à porche bordaient les deux côtés de la rue. Après l’incendie, des architectes parisiens ont entrepris sa reconstruction, dans le respect des arrêtés royaux interdisant le recours au bois. Ce qui lui explique cet alignement d'élévations classiques reprenant le modèle rennais.

Le musée Emmanuel de La Villéon

Consultez la plaquette de présentation 

L’unique maison à porche, conservée après les incendies du XVIIIe siècle, abrite aujourd’hui une centaine d’œuvres réalisées par l’artiste né à Fougères. Ses œuvres retracent les grands courants de la peinture impressionniste.


Moisson à Saint-Brieuc des Iffs près de Montmuran

Le théâtre Victor Hugo

Cette ancienne cohue à chair a été aménagée en 1879. L'architecte fougerais, Jean-Marie Laloy, s’est inspiré du  théâtre d'Angers.

Il réalise cet édifice de 650 places pour répondre au besoin d’une population majoritairement ouvrière à cette époque.

Restauré à l'identique mais dans le respect des normes de sécurité actuelles, ce théâtre à l'italienne a rouvert ses portes en 2001 au public.

Le couvent des Urbanistes

Fin du XVIIe siècle, ce couvent est bâti pour des religieuses Clarisses-Urbanistes. 

À  Fougères, la fondation de cet ordre religieux remonte à 1633, observant la règle de Sainte-Claire.

Transformé en caserne, il a servi de logement pour les réfugiés après la seconde guerre mondiale. Il fut restauré à la fin du XXe siècle et abrite aujourd’hui les écoles de musique et d’arts plastiques.

La place Lariboisière

L'espace se situe, au XVIIIe siècle, sur les douves sèches de la ville. C'est d'ailleurs l'ancienne « place de la douve ». On y transfère le marché aux bestiaux en 1763. Il s'y maintient jusqu'en 1879 avant d'être déplacé vers la place Carnot. 

La place tient son nom actuel de la statue du Général Jean Baston de Lariboisière, qui joua un rôle décisif dans de nombreuses batailles (dont Austerlitz).

La statue d’origine, arborée au centre de la place, a été fondue et transformée en canon par les troupes allemandes, en 1942. En 1999, elle retrouve sa place grâce au moulage de plâtre qui avait été conservé.

L’Hôtel de la Bélinaye

Cet ancien hôtel particulier a été construit par la famille de la Bélinaye sur les vestiges d’une fortification de la Porte Roger. Il abrite depuis le XIXe le tribunal d’instance.

Dans le square à l’arrière du bâtiment, se trouve la statue en bronze du marquis de La Rouërie (réalisée par l’artiste Jean Fréour), compagnon de La Fayette, initiateur de la Conjuration Bretonne, né dans cet hôtel.

Monument aux morts

Cette œuvre d’Armel Beaufils est clairement identifiée comme édifice breton grâce à son menhir de granit.

Quant au petit cordonnier avec son tablier et son chapeau rond, ils sont de véritables clins d’œil à l’histoire de Fougères.

Fougères ouvrière...

Au XIXe, un nouveau quartier apparaît avec le développement de l’industrie de la chaussure : Bonabry. L’industrie textile en crise, la production de draps et de chaussons en déclin, les ouvriers sont réorientés vers une nouvelle production : la chaussure en cuir pour dames. Près d'une centaine de fabriques attire des milliers d’ouvriers. Ils viennent habiter le nouveau quartier, développé autour de l’église Notre Dame de Bonabry.
La disposition des rues permet de faire cohabiter manufactures, entrepôts, immeubles locatifs pour les ouvriers et hôtels particuliers pour le patronat.

La mécanisation

Fougères est la première ville de Bretagne à connaître sa révolution industrielle grâce à la mécanisation.

Eugène Pelier sera le premier initiateur de cette révolution. Il initie en effet les « chaussonniers », ouvriers du chausson, cette pièce de tissu destiné à l'intérieur des sabots, à la technique du cuir.
La tige de feutre est peu à peu remplacée par la tige de cuir. Le règne de la chaussure de cuir a démarré. Fougères dispose d'ailleurs de la matière première : elle est le deuxième marché aux bestiaux du pays.


La fabrication de la chaussure à fougères. La manufacture E. Pacory. Une partie des couseurs trépointe.

Si Eugène Pelié a donné l'impulsion, Hyacinthe Cordier  fournira le capital et rapporter de son exil en 1848 aux Etats Unis la machine à coudre Blake qui marque véritablement l'arrivée de la mécanisation.

Avec l’arrivée du chemin de fer en 1863, les luxueuses chaussures sont acheminées vers les vitrines parisiennes et américaines.

En 1878, il rajoute à la mécanisation, la force motrice à vapeur et les machines de finissages américaines qui permettront d'accélérer les cadences. Fougères sera à l'honneur aux Expositions universelles de 1878 et 1889.


Machine pour battre l'arrière des chaussures

Une autre industrie symbolique de Fougères : le verre

L'industrie du verre a également participé à la renommée de Fougères.
La tradition remonte au XVIe siècle. Des souffleurs de verre italiens s'installent à l'orée de la Forêt de Fougères. Ils ont en effet découvert que les cendres de Fougères, riches en soude et en potasse, permettaient de faire baisser le point de fusion.

Au XVIIe siècle, c'est sur la base de ce savoir-faire que  Philippe de Mézenge installe la plus célèbre verrerie de Bretagne à Laignelet.

En 1921, la Cristallerie de Fougères est fondée sous l'impulsion de l'Abbé Bridel.

Après avoir traversé le XXe siècle, la cristallerie de Haute Bretagne ferme ses portes en 2005.

Deux figures artistiques liées à l'identité ouvrière de Fougères

Jean Guehenno

Né en 1890, cet enfant du pays, devenu académicien, a raconté la vie des chaussonniers pour l'avoir vécu de façon intime en regardant travailler ses parents, et avoir travaillé lui-même à l'usine.

En 50 ans,  il publie une vingtaine d’ouvrages, témoignages de son engagement et de son humanisme. Il est élu à l’Académie française, reconnaissance de son talent et de la qualité de son oeuvre.

Profondément marqué par sa jeunesse fougeraise, il n’a de cesse d’y revenir dans ses écrits, insistant sur le caractère déterminant de l’enfance dans les choix de la vie.

Isidore Odorico

La présence de l'art du mosaiste italien témoigne d'une époque de croissance et de développement pour la ville. La splendeur voulue de certaines fabriques traduit l'accès au patronat de personnes issues du monde ouvrier : ainsi, l'ancienne usine Morel et Gâté, édifiée en 1927, est un chef d'oeuvre de l'art déco, réhausé des mosaïques du célèbre mosaiste italien, Isidore Odorico. L'artiste a intégré aux éléments de facture classique ( corniches moulées, pilastres cannelées, tympans et frontons...) ses mosaïques qui alternent les couleurs vives et les formes droites et arrondies. Restauré dans l'esprit initial du lieu, ce bâtiment abrite aujourd'hui un foyer logement pour personnes âgées.

Le fabuleux château de Fougères : tout le monde en parle

 

Retrouvez aussi le fabuleux château de Fougères dans le cadre de l'émission "Des Racines et Des Ailes" | Terres de Bretagne diffusée le 3 février 2016 sur France 3 :
 

 

Le fabuleux château de Fougères dans le cadre de l'émission "Au coeur de l'histoire" d'Europe 1 diffusée le 10 février 2016 :  

Article Ouest-France "Tourisme : Fougères séduit jusqu'en Argentine" du 15 février 2016.